• Une Europe puissante

    C’est à la France et à l’Europe de se remettre en mouvement, pour faire bouger les lignes. Retrouver l’initiative, ouvrir le dialogue, être une force motrice pour l’instauration de la paix. Voilà ce que doivent être nos résolutions. Nous ne pouvons plus rester figés dans des schémas dépassés, nous devons retrouver notre capacité à inventer et à innover. Nous devons retrouver le sens de l’Histoire et porter une véritable vision, au service de la paix et de la réconciliation.
     

    Rénover la diplomatie occidentale

    • Tenir un discours de vérité, défendre nos valeurs
    • Servir un réel projet de paix
    • Face à l’instabilité du monde, l’Europe doit demeurer unie
    • L’Europe doit se mettre en relation avec tous les acteurs, pour effectuer un réel travail de médiation
    • Nous ne devons pas conforter la croyance d’une guerre entre l’Occident et l’Islam
    • Il faut engager au Moyen-Orient, un processus de stabilisation
    • L’Europe a le devoir de retrouver l’initiative sur le plan diplomatique
    • Engager un dialogue avec la Russie
    • L’unité politique de la Syrie ne sera possible qu’avec un départ de Bachar El-Assad
    • Il faut respecter la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations-Unies
    • La Syrie doit entamer un processus de transition politique et devenir un Etat fédéral
    • Il est inutile de se précipiter dans une escalade de sanctions
    • En échange de certaines avancées en Ukraine, en Géorgie et en Syrie, les sanctions envers la Russie pourraient être graduellement levées
    • Il est aujourd’hui primordial pour l’ONU et l’Union européenne de sortir de l’impuissance, d’initier un processus diplomatique permettant de mettre fin aux interventions militaires extérieures au Yémen, d’aboutir à un règlement politique entre les factions rivales yéménites et de préserver des millions de vies humaines​
    • Anticiper, rassembler les partenaires, créer les conditions d’une construction continue de la paix
    • Assurer une coordination opérante, entre tous les acteurs responsables
    • Elargir le Conseil de sécurité de l’ONU
    • Redéfinir l’usage du veto
    • L’ONU a également besoin d’une force militaire mieux formée, mieux équipée et plus professionnelle
    • Donner la priorité à la protection des populations
    • L’évolution complexe des relations internationales en ce début de XXIème siècle, nous oblige à repenser nos perceptions et nos analyses, pour construire un axe de pensée et d’action rénové, combinant intérêts et valeurs​

    Le monde a besoin d’une Europe forte

    • Nous devons créer en Europe, des formations permettant aux jeunes mobilisés par les enjeux géopolitiques, de s’investir dans ces domaines, pour en faire leur activité professionnelle
    • La Diplomatie, les relations internationales, la stratégie, sont des secteurs que nous devons impérativement développer
    • Valoriser, travailler et exploiter l’intelligence stratégique, pour en faire une force au service de la construction de la paix
    • Engager dans les vingt-sept pays de l’Union européenne (en dehors de la Grande-Bretagne, qui a pris la voie du Brexit), des débats citoyens structurés et ouverts, afin de dégager les opinions des européens dans toute leur diversité
    • Nous devons susciter une véritable dynamique citoyenne, porteuse d’idées et de projets, en lien avec le Parlement européen
    • Avec « Europa : la dernière chance de l’Europe » (2014), Valéry Giscard d’Estaing avait engagé un débat européen, avec l’affirmation d’un projet clair. Poursuivons cette démarche
    • La France et l’Europe doivent désormais se montrer résolues, à concevoir de nouvelles coopérations de sécurité, tout en engageant une réelle politique de défense
    • Nous pourrions apporter un modèle original avec des armées nationales à l’intérieur de l’Europe, spécialisées dans la défense du territoire (comme en Suisse, par exemple), et une armée européenne qui soit spécialisée dans la projection à l’extérieur
    • L’Union européenne doit organiser une capacité d’action propre, ce qui lui donnerait la possibilité de lancer des actions et de les garder sous son contrôle
    • Les Européens devront choisir une orientation claire, afin d’assumer un rôle autonome dans l’équilibre mondial et de conserver leur identité, en se dotant des moyens indispensables
    • L’armement nucléaire et la liberté de choix dans sa mise en œuvre mériteront une étude approfondie tant les situations et les intérêts sont divers
    • Structurons une diplomatie solide, sachant faire le lien entre le couple franco-allemand et la place de plus en plus essentielle de la Commission européenne
    • Les diplomaties nationales doivent être respectées et organisées, de façon à ce qu’elles puissent apporter des appuis, dans une approche plus globale
    • Le rôle de la Commission européenne et plus précisément de la Haute Représentante de l’Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, devrait être de coordonner des actions communes sur des dossiers stratégiques, comme en Syrie, en Ukraine ou en Géorgie
    • Aller vers le scénario 5 du livre blanc de la Commission européenne : « Faire beaucoup plus ensemble », c’est-à-dire instaurer une coopération inédite entre l’ensemble des États membres, poussée à des niveaux sans précédent dans tous les domaines
    • L’Europe a besoin d’un véritable régime politique, qui soit capable d’apporter des réponses aux citoyens
    • Nous devons nous engager avec détermination, dans la construction d’une Europe, puissance d’influence mondiale, c’est-à-dire une Europe qui soit une puissance commerciale, une puissance économique, une puissance politique et une puissance humaniste
    • Accueillir Edward Snowden en Europe
    • La France et l’Europe ont l’opportunité de construire un nouveau cercle d’influence diplomatique vers l’Asie. Il est possible et souhaitable de parvenir à organiser des partenariats privilégiés avec l’Indonésie, le Japon, la Corée du Sud et la Chine​
    • Un resserrement des liens entre l’Europe et l’Asie permettrait de construire un environnement planétaire plus stable, tourné vers la coopération et l’accroissement des échanges
    • Les régions d’Asie du Sud et du Sud-Est pourraient être particulièrement concernées. Une réelle réflexion stratégique à l’échelle de l’Eurasie (supercontinent comprenant l’Europe et l’Asie) permettrait de poser les bases d’un tournant mondial, qui pourrait se révéler fondateur et développer un nouvel axe d’actions internationales​

    Reprenons l’initiative, sortons de cette torpeur hallucinante qui a saisi les pays européens et retrouvons une démarche d’action, en affirmant une vision claire. Nous avons le devoir de répondre aux défis de notre temps, d’apporter des solutions innovantes et de servir un projet novateur, pour édifier un monde meilleur. Mobilisons les imaginations, les talents, toutes nos forces, au service de cet objectif. L’Histoire est en marche et notre vocation est de porter notre spécificité humaniste, par des actes résolus, afin d’enclencher une réelle dynamique de paix et de stabilité. Nous n’avons pas le choix. Nous devons définitivement engager le cap de l’audace et de l’intelligence, au service d’une Europe plus forte et d’un monde plus durable.