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Débat - Colmar: Ville européenne

 

 

 

 

 

Le Think Tank "Europe et Démocratie" a organisé le Samedi 20 juillet 2019, un Débat Citoyen "Colmar: Ville européenne", au Café Restaurant Schongauer - Musée Unterlinden, Place Unterlinden, à Colmar.

Lors de cette rencontre, animée par Madame Axelle Jehl, à laquelle une vingtaine de personnes ont participé, il a beaucoup été question de jumelages, de bilinguisme et de multilinguisme, de coopération transfrontalière notamment en matière de transports, et d’attractivité économique. Différents sujets pouvant être reliés, comme la protection de l’environnement, la place du tourisme dans la ville ou encore la démocratie locale, ont été abordés.

Madame Stéphanie Villemin, candidate « En Marche » aux législatives de 2017 et chef d’entreprise, a mis l’accent notamment sur l’économie et l’ouverture au monde, avec la nécessité de maîtriser l’anglais, bien plus important que l’allemand au plan mondial. Si elle approuve bien entendu le principe des jumelages, elle a bien rappelé que ceux-ci doivent se traduire par du concret pour les habitants, notamment en permettant d’inscrire les entreprises locales dans des réseaux européens. « Il faut donner un nouveau sens aux jumelages, autour d’intérêts communs aux villes que l’on souhaite rapprocher », a-t-elle expliqué.

Elle a également appelé de ses vœux la réouverture de la ligne de chemin de fer Colmar - Vieux-Brisach, afin de pouvoir mettre en place une liaison Colmar – Freiburg directe, pour faciliter les déplacements des Alsaciens aussi bien que de nos voisins allemands.

Actif sur ce sujet même avant la création de l’association TransRhinRail Colmar-Freiburg, qui milite pour cette réouverture, Monsieur Tristan Denéchaud ne pouvait qu’appuyer cette position, en apportant quelques compléments techniques sur la faisabilité du projet, qui selon lui ne fait aucun doute.

Monsieur Tristan Denéchaud, élu colmarien mais aussi technicien des relations franco-germano-suisses, est ensuite revenu sur la situation géographique et historique toute particulière de Colmar et de l’Alsace, avant d’évoquer les enjeux du transfrontalier et du bilinguisme français-allemand, à l’école mais aussi dans l’espace public et à la maison. La double culture des Alsaciens faisant d’eux traditionnellement de parfaits Européens : « la langue régionale était pratiquée au quotidien par une majorité d’Alsaciens, ce qui leur donnait une ouverture européenne naturelle – sur l’Allemagne, la Suisse, l’Autriche, mais également sur toute l’Europe nordique et centrale. Aujourd’hui, cet atout est en train de s’éroder et nous sommes en train de perdre, à Colmar comme dans toute l’Alsace, un fort élément d’attractivité. »

Il est également revenu sur les jumelages, et notamment sur celui, exemplaire, mené entre les deux Ingersheim (Alsace et Bade-Wurtemberg), au sein duquel non seulement les élus des deux communes se connaissent, mais également les associations, les écoles, les étudiants, les agents municipaux, etc. « Un jumelage, cela doit être une politique de partenariat global entre les citoyens de deux communes, pas se limiter à des rencontres protocolaires entre élus, sinon ça n’apporte rien. », a-t-il plaidé.

Sur la démocratie locale, des échanges nourris ont permis aux deux intervenants de répondre à une question centrale, avec en toile de fond l’idée des « référendums d’initiative citoyenne » (RIC) : « Que faire pour que nos élus nous écoutent et tiennent compte de nos propositions ? ». Pour Madame Stéphanie Villemin, il faut déjà que les citoyens restent actifs, vigilants tout au long du mandat, que ce soit par les associations, les conseils de quartier, et autres relais divers. « Il faut montrer aux élus que nous sommes toujours là, pas seulement tous les 6 ans, et insister pour co-construire les projets avec eux ». Pour Monsieur Tristan Denéchaud, au-delà de cet engagement permanent, le plus efficace reste quand même de « voter pour les bons candidats ». « À chaque fois c’est la même chose, on entend des critiques pendant 6 ans, les élections ont lieu, la moitié des électeurs restent à la maison et le maire sortant est réélu dès le premier tour. On a un peu l’impression que ce sont ceux qui râlent le plus qui votent le moins ». Remarque qui s’applique tout particulièrement aux jeunes, dont plus des deux tiers n’ont pas voté aux dernières municipales… Or, a-t-il rappelé selon un des leitmotivs de Bougeons les lignes : « quand une ville est attractive pour les jeunes – en offrant de l’emploi, des loisirs, des services publics, etc. – elle l’est pour tout le monde ».

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